Francis Cabrel: " Rien n'est prémédité "

Francis Cabrel: " Rien n'est prémédité "
BRUXELLES Tee-shirt gris foncé, voix douce, gestes tranquilles... Francis Cabrel est sagement attablé devant un thé fumant, dans un petit salon d'un grand hôtel bruxellois.

Depuis dix jours, son album fait un carton. Il n'aura mis, cette fois, que quatre ans à l'écrire...

"C'est vrai ", concède-t-il dans un large sourire. "J'ai de moins en moins de temps, ça passe... Donc je n'allais pas attendre chez moi, comme un lézard, pendant cinq ans . Puisque j'ai décidé qu'il n'y avait plus que ça qui m'intéressait dans la vie - écrire des chansons, chanter, jouer de la guitare -, je n'ai jamais cessé entre les deux albums. Et j'ai gagné une année ."

http://www.dhnet.be/
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# Posté le lundi 12 mai 2008 10:40

La douce intranquillité de Francis Cabrel

   La douce intranquillité de Francis Cabrel
Marqué par le style habituel de l'enfant du Sud-Ouest, son nouvel album « Des roses et des orties » surprend surtout par les thèmes abordés, à commencer par la religion et le sens de l'existence

Etrange collusion de l'essentiel et de l'artificiel. Dans son nouvel album qui sort lundi 31 mars, Francis Cabrel affronte, au rythme des guitares, les questions existentielles qu'il n'avait jamais traduites en chansons.

« Vers quel monde, sous quel règne et à quel juge sommes-nous promis ? À quel âge, à quelle page et dans quelle case sommes-nous inscrits ? Les mêmes questions qu'on se pose/On part vers où et vers qui/Et comme indice pas grand-chose/Des roses et des orties », s'interroge-t-il dans Des roses et des orties, le meilleur des morceaux ayant donné son titre à ce nouvel ensemble de treize chansons.

La réflexion, d'une belle profondeur, invite à la méditation, à cette écoute prolongée qui nourrit les questionnements personnels.
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# Posté le vendredi 16 mai 2008 09:18

La douce intranquillité de Francis Cabrel

  La douce intranquillité de Francis Cabrel
Une seule et unique écoute dans un cinéma parisien

Mais les oukases des maisons de disques et les diktats des faiseurs de marketing ne s'accommodent pas de ce genre de considération philosophique. Pour apprécier le nouveau Cabrel, il aura fallu donc se contenter d'une seule et unique écoute, dans un cinéma parisien, à deux pas de la Sorbonne.

Drôle d'endroit pour la musique... Entre champagnes et petits fours, les journalistes furent donc sommés de fonder leur jugement sur leur première impression, après un mot introductif de l'artiste d'une extrême concision.

Juste le temps de rendre hommage au guitariste Michel Françoise, directeur artistique de l'album, dont l'instrument favori imprègne l'ensemble des mélodies.

www.la-croix.com

# Posté le vendredi 16 mai 2008 09:25

Modifié le vendredi 16 mai 2008 09:36

La douce intranquillité de Francis Cabrel

La douce intranquillité de Francis Cabrel
Il réinterroge ses convictions

Si le piano est effectivement moins présent, la tonalité générale ne tranche pas fortement avec l'univers habituel de l'habitant d'Astaffort, dans le Lot-et-Garonne. Rythmes d'une tranquille douceur, arrangements aux accents de blues séduiront les fidèles de Cabrel, à défaut de les surprendre vraiment.

Hormis peut-être dans Madame n'aime pas, fantaisie pleine d'humour sur les instruments de musique, l'originalité se niche d'abord dans les sujets abordés par l'artiste, quatre ans après Les Beaux Dégâts. Cabrel s'intéresse aux clandestins africains (dans l'ironique African Tour), s'interroge sur le destin de la mère biologique de sa petite fille adoptive (émouvante Mademoiselle l'aventure) et embrasse l'inquiétude générale d'une époque sans repères, sur un mode poétique qui n'exclut pas la force de l'engagement.

À 54 ans, il tourne surtout les yeux vers le ciel et réinterroge ses convictions. Sans virulence, Cabrel confie ses doutes. « On prie sans beaucoup de résultats, alors je m'interroge..., explique-t-il à propos du Chêne liège, l'un des titres où il évoque les croyances. Je ne suis sûr de rien, je dis simplement que je ne trouve pas la solution à nos problèmes du côté de la religion. Je pense que les solutions sont plus terre à terre. Mais j'espère me tromper. »
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# Posté le vendredi 16 mai 2008 09:31

LES ENFOIRÉS... Cabrel et Kad Merad nous disent tout !

LES ENFOIRÉS… Cabrel et Kad Merad nous disent tout !
Y a-t-il un tableau qui vous plaît particulièrement ?

Francis Cabrel: Dans ceux dans lesquels j'évolue, j'aime beaucoup la série sur les bagnards. Vous verrez, honnêtement c'est pas mal. Je m'applique d'autant plus que je suis avec Christophe Maé, qui chante vraiment super bien. J'aime beaucoup ce qu'il fait.

Le mot d'ordre pendant ces soirées, c'est pas d'ego ?

Kad Merad: Si si, il y a lui, et elle (Cabrel est mort de rire). Non, tout le monde sait pourquoi il est là. Quand on finit tous avec la chanson des Restos, on se rappelle bien ce qu'il y a derrière. On laisse tous notre ego au vestiaire. Enfin, moi, j'en ai pas personnellement, mais Francis, par exemple, laisse son ego là-bas, dans le Lot et Garonne...

F.C. Il me faut un grand parking pour moi tout seul !

K.M. En fait, il a une énorme « grange à ego » !

Télé loisir

# Posté le dimanche 18 mai 2008 04:16

Modifié le dimanche 18 mai 2008 04:31