Francis Cabrel : « Mon album, c'est juste des chansons »

Francis Cabrel : « Mon album, c'est juste des chansons »

Francis Cabrel : « Mon album, c'est juste des chansons » L'invité du dimanche.

Toujours « assis sur le rebord du monde », Francis Cabrel sort le 31 mars son nouvel album, « Des roses et des orties », le douzième en 30 ans de carrière.

Rencontre chez lui, à Astaffort, dans le séchoir à céréales d'abord devenu salle des fêtes familiale et aujourd'hui transformé en un confortable et chaleureux studio d'enregistrement.

Francis CABREL : Oui, mais en fait je n'avais pas quitté le fil de l'écriture depuis l'album « Les beaux dégâts ».

Plutôt que de tout arrêter, prendre le temps de vivre, de chanter, de voyager et de me remettre ensuite en mode écriture, j'ai écrit celui-ci comme s'il ne faisait qu'un avec le précédent.

http://www.ladepeche.fr

# Posté le dimanche 11 mai 2008 09:44

Les murs de poussière

Les murs de poussière
1977, il sort son premier album Les murs de poussière. Trois ans plus tard Petite Marie paraît dans une version qui ne satisfait pas le chanteur.
Il fait son premier Olympia, en première partie de Dave durant un mois et gagne le Prix du Public au Festival de Spa en Belgique en 1978.

# Posté le dimanche 11 mai 2008 13:17

Francis Cabrel poète en colère.

Francis Cabrel poète en colère.
Les lumières du showbiz n'ont jamais tenté Francis. Si l'homme est toujours en retrait dans les médias, la sortie d'un nouveau Cabrel reste un événement. Avant sa mise en vente le 31 mars, voilà un petit avant-goût du nouvel album "Des roses et des orties". Pour éviter plusieurs séances promo, l'artiste a réuni la presse le 13 mars pour une écoute en avant-première au cinéma du Panthéon à Paris. Avec une pointe d'humour, il lâche : "Merci d'être venu aussi nombreux pour voir mon film, enfin mes douze petits courts métrages plus un bonus". Eh oui Francis Cabrel nous avoue être superstitieux... Donc, bien installé dans son fauteuil, on écoute et on lit (les paroles défilent sur l'écran) dans un silence religieux - rompu à la fin de chaque morceau par des applaudissements - les 13 nouvelles perles du poète. Quatre ans après "Les Beaux Dégâts", le Gascon semble bien remonté par les temps qui courent et la superficialité. Il signe un album spirituel, politique et poétique. "Vers quel monde, sous quel règne et à quel juge sommes-nous promis ?" introduit la chanson qui donne le titre à l'album, "Des roses et des orties". L'artiste s'interroge sur la précarité dans "les Cardinaux en costume". Sur "African tour", il s'attaque à l'immigration choisie. Mais Cabrel c'est aussi l'amour des siens ("Mademoiselle l'aventure" pour sa fille adoptive) et des autres ("Des hommes pareils", hymne à la tolérance). Après toutes ces années dans la chanson française, Francis Cabrel manie toujours aussi bien sa plume et sait concevoir des mélodies accrocheuses.

http://www.nrj.fr/

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# Posté le dimanche 11 mai 2008 13:22

Les Enfoirés....^^ 2004 Tous les cris les sos de Daniel Balavoine

Leur plus beau final je trouve....^^

# Posté le dimanche 11 mai 2008 14:58

Modifié le dimanche 01 février 2009 11:10

On l'aime à mourir...

On l'aime à mourir...
Le nouveau disque de Francis Cabrel s'ouvre sur «la Robe et l'Echelle», une chanson mélancolique, écolo, un peu coquine. C'est un chef-d'oeuvre. Le reste de l'album ne dépare pas - dix créations et trois adaptations, le tout arrangé avec un soin méticuleux par Michel Françoise. Preuve est faite que l'illustre homme d'Astaffort progresse, encore et toujours. Trente ans après la sortie de son premier album, notre Dylan du Lot-et-Garonne se préoccupe toujours du sort de ses contemporains et tente d'apaiser leurs maux par l'art. Et la voix familière de Francis Cabrel distribue «Des roses et des orties», accompagnée par une colonie de guitares, de mandolines et d'ukulélés.

N. O. - Dans une autre chanson, on vous retrouve adossé à un «Chêne-Liège». A quoi pensez-vous à ce moment-là ?
F. Cabrel. - J'interroge Dieu. Je ne lui en veux pas, je lui en veux d'autant moins que je ne suis pas certain de croire en lui. Je ne peux jurer de rien, comme ne peuvent jurer de rien les gens qui nous assènent des vérités absolues. Au catéchisme, pendant des années, on m'a asséné tant de vérités prétendument indéboulonnables... Il n'était pas question de douter une seconde de cet enseignement alors que nous n'avons aucune certitude. Dans cette chanson, je me demande si le ciel ne serait pas vide, mais je déplore surtout l'exploitation que certains ont faite des croyants pour monter leur commerce. La religion catholique est la seule à avoir généré cette caste influente et richissime, une sorte d'aristocratie dont l'attitude n'est pas toujours en accord avec la parole du Christ.

Le Nouvel Observateur

# Posté le dimanche 11 mai 2008 15:21